Auto-entrepreneur 2026 : le guide complet du débutant | Portalis
Guide du débutant

Auto-entrepreneur 2026 : le guide complet du débutant

Facturer, déclarer son CA, comprendre ses cotisations, sa TVA, son impôt, sa retraite et sa protection sociale. Tous les taux et seuils 2026, avec exemples chiffrés et sources officielles.

Lecture ~20 min Par un juriste Chiffres 2026

Vous venez de créer votre auto-entreprise (officiellement « micro-entreprise ») ou vous envisagez de vous lancer ? Ce guide réunit tout ce que vous devez maîtriser pour gérer sereinement votre activité : émettre des factures conformes, déclarer votre chiffre d’affaires, comprendre vos cotisations, votre TVA, votre impôt, ainsi que vos droits à la retraite et à l’assurance maladie.

Tous les taux, seuils et exemples sont à jour pour 2026, avec les sources officielles et des cas chiffrés détaillés.

Les termes « auto-entrepreneur » et « micro-entrepreneur » désignent exactement la même chose depuis 2016 : un régime simplifié de l’entreprise individuelle combinant le régime micro-fiscal et le régime micro-social. « Micro-entrepreneur » est le terme juridique officiel.

1. Le statut auto-entrepreneur en bref

L’auto-entrepreneur est une forme simplifiée de l’entreprise individuelle. Elle repose sur deux régimes combinés :

  • Le régime micro-fiscal (art. 50-0 et 102 ter du CGI) : votre bénéfice imposable est calculé forfaitairement, après un abattement appliqué à votre chiffre d’affaires.
  • Le régime micro-social (art. L613-7 du CSS) : vos cotisations sociales sont calculées en appliquant un taux fixe à votre chiffre d’affaires encaissé.

Le principe fondateur : pas de chiffre d’affaires, pas de charges

Vos cotisations et votre impôt sont calculés sur le chiffre d’affaires réellement encaissé — c’est-à-dire les sommes effectivement reçues, et non les factures émises. Si vous n’encaissez rien sur une période, vous ne payez aucune cotisation (mais vous devez tout de même déclarer un CA à 0 €).

La contrepartie de cette simplicité : vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles (matériel, loyer, déplacement, sous-traitance). Si vos charges sont élevées, le régime réel (EI au réel ou société) peut devenir plus avantageux — c’est l’objet de notre simulateur de passage en société.

2. Les seuils à connaître en 2026

Le statut auto-entrepreneur est plafonné. Deux séries de seuils coexistent et ne doivent pas être confondues : les seuils du régime micro (qui conditionnent le maintien du statut) et les seuils de TVA (qui déclenchent la facturation de la TVA).

Les plafonds de chiffre d’affaires du régime micro

Type d’activitéPlafond de CA annuel 2026
Vente de marchandises, fourniture de logement203 100 €
Prestations de services (BIC / BNC)83 600 €
Dépassement En cas de dépassement du plafond micro pendant deux années civiles consécutives, vous perdez le statut auto-entrepreneur et basculez au régime réel l’année suivante (art. 50-0 du CGI). Un seul dépassement est toléré.

Les seuils de franchise de TVA (inchangés en 2026)

Type d’activitéSeuil de baseSeuil majoré
Vente de marchandises, logement85 000 €93 500 €
Prestations de services37 500 €41 250 €
Les seuils de TVA sont bien plus bas que les plafonds du régime micro. On peut donc rester auto-entrepreneur tout en devenant redevable de la TVA : ce sont deux choses différentes, détaillées à la section 4.

3. Comment facturer correctement

La facture est un document légal obligatoire. Une facture incomplète ou non conforme vous expose à des sanctions et complique le recouvrement en cas d’impayé. Voici les mentions exigées.

Les mentions obligatoires d’une facture

Toute facture doit comporter, en application des articles L441-9 du Code de commerce et 242 nonies A de l’annexe II du CGI :

  • La date d’émission et un numéro unique séquentiel (sans rupture dans la numérotation)
  • Votre identité : nom, prénom, adresse, numéro SIREN/SIRET, mention « EI » (entrepreneur individuel)
  • L’identité du client : nom et adresse (et numéro SIRET si professionnel)
  • La date de la vente ou de la prestation
  • La désignation précise des produits ou services, la quantité et le prix unitaire HT
  • Le montant total à payer
  • Les conditions de règlement : date d’échéance, taux des pénalités de retard, indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 €

La mention TVA spécifique aux auto-entrepreneurs

Tant que vous bénéficiez de la franchise en base, vous ne facturez pas de TVA. Vous devez faire figurer la mention obligatoire : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Vous ne facturez aucune TVA et ne récupérez pas celle de vos achats.

La facturation électronique : le calendrier 2026-2027

La réforme de la facturation électronique entre en vigueur progressivement. Pour les échanges entre professionnels (B2B) :

  • À partir de septembre 2026 : toutes les entreprises, y compris les auto-entrepreneurs, doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques. Les auto-entrepreneurs assujettis à la TVA devront aussi émettre leurs factures via une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP).
  • Déploiement progressif de l’émission : l’obligation d’émettre s’étend ensuite à toutes les entreprises selon un calendrier échelonné. Anticipez en choisissant dès maintenant un outil compatible PDP.
Même en franchise de TVA, vous serez concerné par la réception des factures électroniques de vos fournisseurs dès septembre 2026. Un outil de facturation à jour vous évitera toute difficulté.

4. La TVA : franchise, dépassement et basculement

La franchise en base de TVA (art. 293 B du CGI) vous dispense de facturer la TVA tant que votre CA reste sous les seuils. Mais que se passe-t-il en cas de dépassement ?

Le mécanisme de basculement

SituationConséquence TVA
Sous le seuil de base (85 000 € / 37 500 €)Franchise maintenue, aucune TVA
Entre seuil de base et seuil majoréFranchise l’année du dépassement, redevable au 1er janvier suivant si le dépassement se confirme
Au-delà du seuil majoré (93 500 € / 41 250 €)Redevable dès le 1er jour du mois de dépassement
📊 Exemple — Prestataire qui dépasse le seuil de TVA

Claire, consultante en marketing (BNC), facture 3 800 € HT par mois. En octobre, son CA cumulé atteint 41 800 €, dépassant le seuil majoré de 41 250 €.

CA cumulé en octobre41 800 €
Seuil majoré de TVA (services)41 250 €
Redevable de la TVA dès le1er octobre

Dès ce mois, Claire doit facturer 20 % de TVA, la collecter et la reverser. Les factures d’octobre déjà émises sans TVA doivent être régularisées auprès de ses clients.

Le bon côté Le passage à la TVA n’est pas qu’une contrainte : vous récupérez désormais la TVA sur vos achats professionnels (matériel, logiciels, sous-traitance). Pour une activité avec beaucoup d’achats, cela peut être globalement neutre, voire favorable. En revanche, pour une clientèle de particuliers, la TVA augmente votre prix de 20 %.

5. Déclarer son chiffre d’affaires

Où et quand déclarer

La déclaration se fait sur le portail autoentrepreneur.urssaf.fr, selon la périodicité choisie à la création :

  • Mensuelle : vous déclarez le CA du mois avec un décalage (le CA de janvier se déclare fin février).
  • Trimestrielle : vous déclarez le CA du trimestre écoulé.

Vous déclarez uniquement le CA encaissé (les sommes réellement reçues), pas les factures émises non encore payées. L’URSSAF prélève ensuite directement les cotisations sur votre compte.

Les sanctions en cas d’oubli

ManquementSanction
Déclaration manquantePénalité forfaitaire de 58,60 € par déclaration non transmise
Déclaration en retardMajoration de 5 % des cotisations dues, + 0,4 % par mois de retard
Absence prolongée (24 mois)Radiation automatique du régime micro-social (art. L613-4 CSS)
Même à zéro Même avec un chiffre d’affaires nul, vous devez déclarer 0 €. L’absence totale de déclaration peut déclencher une taxation d’office calculée sur le plafond maximal — un rappel potentiellement lourd.

6. Les cotisations sociales en 2026

Vos cotisations sociales sont calculées en appliquant un taux fixe à votre CA encaissé. Ce taux varie selon votre activité et a évolué au 1er janvier 2026.

Les taux de cotisations 2026 par activité

ActivitéTaux 2026
Vente de marchandises (BIC)12,3 %
Prestations de services commerciales et artisanales (BIC)21,2 %
Professions libérales non réglementées (BNC)25,6 %
Professions libérales réglementées (CIPAV)23,2 %
La hausse BNC 2026 Le taux des professions libérales non réglementées passe de 24,6 % à 25,6 % (+ 1 point) au 1er janvier 2026. Cette hausse n’est pas perdue : elle est affectée à votre retraite complémentaire, améliorant vos droits futurs.

Exemple — 3 activités, 3 000 € de CA mensuel

ActivitéCalculCotisations
Vente3 000 € × 12,3 %369 €
Prestation de service (BIC)3 000 € × 21,2 %636 €
Profession libérale (BNC)3 000 € × 25,6 %768 €

Ce que financent vos cotisations

Contrairement à une idée reçue, vos cotisations ne sont pas perdues : elles financent une protection sociale réelle — retraite de base et complémentaire, assurance maladie-maternité, invalidité-décès, ainsi que la CSG-CRDS. La répartition a été revue au 1er janvier 2026 pour renforcer la part retraite.

La réforme 2026 augmente la part « contributive » (retraite) au détriment de la CSG-CRDS. À cotisation égale, vous accumulez davantage de droits retraite qu’en 2025 — un gain estimé à environ 75 € par mois de retraite complémentaire selon la FNAE, variable selon le CA et la durée de cotisation.

La réduction ACRE — le changement de juillet 2026

L’ACRE (Aide à la Création ou Reprise d’Entreprise) réduit vos cotisations sociales la première année. Le décret n° 2026-69 du 6 février 2026 en a modifié le taux :

Période de créationExonération de cotisations
Jusqu’au 30 juin 202650 %
À compter du 1er juillet 202625 %
Depuis le 1er juillet 2026, le taux d’exonération est de 25 % la première année. La demande d’ACRE doit être faite dans les 60 jours suivant la création de l’auto-entreprise.

7. Votre retraite d’auto-entrepreneur

En cotisant, vous validez des trimestres de retraite et accumulez des points de retraite complémentaire. Mais attention : la validation dépend de votre chiffre d’affaires. Un CA trop faible ne valide pas 4 trimestres par an.

La validation des trimestres en 2026

Pour valider des trimestres, vous devez déclarer un CA minimum. Les seuils sont indexés sur le SMIC et révisés chaque année. Pour valider 4 trimestres en 2026, il faut réaliser un CA annuel compris, selon l’activité, entre environ 10 776 € et 24 579 €.

Le piège du « trou » de carrière Un CA insuffisant ne permet pas de valider 4 trimestres : vous créez alors un « trou » dans votre relevé de carrière, qui retardera votre retraite à taux plein. Si vous exercez en complément d’un emploi salarié validant déjà 4 trimestres, votre CA d’auto-entrepreneur n’ajoute pas de trimestre (maximum 4 par an), mais ouvre des droits complémentaires.

Caisse de rattachement

  • Activités commerciales, artisanales et libérales non réglementées : retraite gérée par l’Assurance Retraite (régime général des indépendants, SSI).
  • Professions libérales réglementées : retraite gérée par la CIPAV.

Votre relevé de carrière est consultable sur info-retraite.fr — vérifiez-le régulièrement pour repérer d’éventuels trimestres manquants.

8. Votre assurance maladie et votre prévoyance

En tant qu’auto-entrepreneur, vous bénéficiez de la même prise en charge des soins qu’un salarié (remboursement des consultations, médicaments, hospitalisation). En revanche, le régime des indemnités journalières est plus restrictif.

Les indemnités journalières (IJ) en cas d’arrêt maladie

  • Délai de carence : 3 jours. Les IJ ne sont versées qu’à partir du 4e jour d’arrêt.
  • Conditions d’ouverture : avoir cotisé suffisamment — en pratique, justifier d’au moins 1 an d’affiliation et d’un revenu annuel moyen minimal.
  • Calcul : l’IJ est calculée sur le revenu annuel moyen des dernières années (CA après abattement forfaitaire), et plafonnée.
  • Plafonnement : depuis le 1er avril 2025, les IJ maladie sont plafonnées à 1,4 SMIC.
Un auto-entrepreneur avec un CA modeste touchera des IJ faibles, voire nulles s’il ne remplit pas la condition de revenu minimum. Les professions libérales relevant de la CIPAV ont une couverture IJ encore plus limitée. Une prévoyance complémentaire (contrat Madelin) est vivement conseillée pour compenser ces lacunes.

Maternité, paternité, adoption

Vous bénéficiez d’indemnités journalières maternité/paternité ainsi que d’une allocation forfaitaire de repos maternel, sous condition d’au moins 6 mois d’affiliation. Les montants dépendent de votre revenu et restent forfaitaires.

Ce que les cotisations ne couvrent pas

  • L’assurance chômage : les auto-entrepreneurs ne cotisent pas au chômage et n’y ont pas droit (sauf l’ATI, allocation des travailleurs indépendants, sous conditions strictes).
  • Les accidents du travail : pas de couverture automatique spécifique. Une assurance volontaire est recommandée pour les métiers à risque.

9. L’impôt sur le revenu : versement libératoire ou barème

Vous avez deux façons d’être imposé sur les revenus de votre auto-entreprise. Le choix peut représenter plusieurs centaines d’euros d’écart.

Option 1 — Le barème progressif (par défaut)

Votre CA est réduit d’un abattement forfaitaire représentatif de vos charges, puis le résultat est soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, avec vos autres revenus du foyer.

ActivitéAbattement forfaitaire
Vente de marchandises71 %
Prestations de services (BIC)50 %
Professions libérales (BNC)34 %

Abattement minimum de 305 €. L’abattement représente forfaitairement vos charges : vous êtes imposé sur le CA restant après abattement.

Option 2 — Le versement libératoire (VFL)

Sous condition de revenu fiscal de référence, vous pouvez opter pour le versement libératoire (art. 151-0 du CGI) : vous payez l’IR en même temps que vos cotisations, à un taux fixe sur votre CA :

ActivitéTaux du versement libératoire
Vente de marchandises1 %
Prestations de services (BIC)1,7 %
Professions libérales (BNC)2,2 %
📊 Exemple comparatif — Graphiste BNC, 30 000 € de CA

Pierre, graphiste (BNC), célibataire sans autre revenu, réalise 30 000 € de CA. Comparons les deux options :

Barème : base après abattement 34 % = 19 800 € → IR≈ 900 €
Versement libératoire : 30 000 € × 2,2 %660 €
Avantage du VFL (Pierre est imposable)≈ 240 €

Ici, le VFL est plus avantageux. Mais ce n’est pas toujours le cas (voir ci-dessous). Le résultat du barème dépend du barème 2026 et de l’ensemble des revenus du foyer.

Le VFL n’est pas toujours gagnant Il est avantageux si vous êtes imposable. Mais si votre foyer n’est pas imposable (revenus modestes), le barème progressif peut aboutir à un impôt nul, alors que le VFL vous fait payer un pourcentage dès le premier euro de CA. Faites le calcul selon votre situation globale.

Les autres cotisations à ne pas oublier

  • La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) : due à partir de la 2e année, de 200 à plus de 2 000 € selon la commune. Exonérée si le CA annuel est inférieur à 5 000 €.
  • La CFP (Contribution à la Formation Professionnelle) : 0,1 % du CA pour la vente, 0,2 % pour les libéraux, 0,3 % pour les artisans. Elle ouvre des droits à la formation (compte CPF).

10. La comptabilité minimale

L’un des grands avantages du statut : une comptabilité allégée. Vous n’avez pas besoin d’un expert-comptable ni d’établir un bilan. Vos obligations réelles :

  • Un livre des recettes : enregistrement chronologique de tous vos encaissements (date, client, montant, mode de règlement).
  • Un registre des achats : uniquement pour les activités de vente de marchandises et d’hébergement/restauration.
  • Un compte bancaire dédié : obligatoire seulement si votre CA dépasse 10 000 € par an pendant deux années consécutives. En dessous, un compte séparé reste fortement recommandé pour la clarté.
  • La conservation de toutes vos factures (émises et reçues) pendant 10 ans.
Pas de TVA à déclarer tant que vous êtes en franchise, pas de bilan, pas de liasse fiscale : la gestion d’une auto-entreprise tient en quelques minutes par mois avec un outil de facturation adapté. C’est ce qui fait l’attrait du statut pour démarrer.
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11. Quand et pourquoi passer en société ?

Le statut auto-entrepreneur est idéal pour démarrer, tester une activité et générer des revenus. Mais il montre ses limites quand l’activité se développe. Plusieurs signaux doivent vous alerter :

  • Vous approchez les plafonds de CA (203 100 € ou 83 600 €) : la sortie du régime micro se prépare.
  • Vos charges réelles deviennent importantes : en micro, vous ne les déduisez pas. Au-delà d’un certain niveau, le régime réel devient plus avantageux.
  • Vous voulez protéger votre patrimoine ou vous associer : la société (SASU, EURL) offre une responsabilité limitée et permet d’accueillir des associés.
  • Vous souhaitez optimiser votre rémunération : l’arbitrage salaire/dividendes en société peut réduire votre pression fiscale et sociale.
Pour aller plus loin : utilisez notre simulateur de passage en société pour comparer concrètement votre situation avec une SASU ou une EURL, et notre guide « Créer une société » pour comprendre les étapes.

12. Les erreurs fréquentes à éviter

  • Oublier de déclarer un CA nul : la déclaration est obligatoire même à 0 €, sous peine de pénalité.
  • Confondre CA encaissé et CA facturé : vous déclarez ce que vous avez reçu, pas ce que vous avez facturé.
  • Négliger la TVA en approchant les seuils : le basculement peut être brutal et rétroactif au mois de dépassement.
  • Oublier la CFE : elle tombe en décembre de la 2e année et surprend beaucoup de débutants.
  • Choisir le versement libératoire sans calcul : il n’est avantageux que si vous êtes imposable.
  • Sous-estimer la faiblesse de la couverture sociale : anticipez une prévoyance si l’activité devient votre revenu principal.

FAQ — Auto-entrepreneur 2026

Dois-je déclarer mon CA même si je n’ai rien gagné ?
Oui. La déclaration est obligatoire même avec un CA nul : vous déclarez « 0 € ». L’absence de déclaration entraîne une pénalité de 58,60 € et, après 24 mois, la radiation du régime.
Quelle est la différence entre auto-entrepreneur et micro-entrepreneur ?
Aucune. Ce sont deux noms pour le même statut depuis 2016. « Micro-entrepreneur » est le terme juridique officiel, « auto-entrepreneur » le nom courant.
Vais-je payer la TVA ?
Pas tant que votre CA reste sous les seuils de franchise (85 000 € pour la vente, 37 500 € pour les services). Au-delà, vous devenez redevable de la TVA et devez la facturer puis la reverser.
Ma retraite est-elle bonne en auto-entreprise ?
Elle dépend de votre CA. Un CA faible ne valide pas 4 trimestres par an et limite vos droits. La réforme de 2026 a renforcé la part retraite des cotisations, mais une retraite complémentaire personnelle reste souvent utile.
Suis-je couvert en cas d’arrêt maladie ?
Vos soins sont remboursés comme pour un salarié. En revanche, les indemnités journalières ont un délai de carence de 3 jours, sont soumises à une condition de revenu minimum et sont plafonnées. Une prévoyance complémentaire est conseillée.
Quand dois-je passer en société ?
Quand vous approchez des plafonds, quand vos charges réelles deviennent importantes, ou quand vous voulez protéger votre patrimoine ou vous associer. Notre simulateur de passage en société vous aide à décider, chiffres à l’appui.

Lancez-vous sereinement avec Portalis

Le statut auto-entrepreneur est simple à gérer, mais certains documents juridiques (CGV, contrats de vente, mentions légales) méritent d’être rédigés avec soin pour vous protéger. Et le jour où votre activité grandit, le passage en société se prépare.

À propos de l’auteur. Guide rédigé par Portalis — juriste spécialisé en droit des affaires et accompagnement des entrepreneurs. Ce guide est fourni à titre informatif et reflète la réglementation en vigueur à sa date de rédaction. Les taux, seuils et règles sont susceptibles d’évoluer. Portalis n’est pas un cabinet d’expertise comptable ni un cabinet d’avocat — en cas de besoin, rapprochez-vous d’un professionnel.
Site web : portal-is.fr · Dernière mise à jour : juin 2026.
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